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mardi 6 septembre 2016

BURKINI AU BURKINA - Gérard DE VILLIERS




Humour, bien sûr! Il ne s'agit pas d'un nouveau SAS, puisque son auteur, Gérard de Villiers, est mort en 2013.
Réactionnaire, mais loin d'être dénué d'humour noir, il publiait des romans en phase avec l'actualité géopolitique.
Aujourd'hui pourtant, ce n'est pas en Afrique de l'Ouest qu'il aurait envoyé le Prince Malko, mais sans doute sur les plages françaises, pour chasser les Pokémons au milieu des bikinis et autres burkinis, et tenter de répondre à cette inquiétante question : mais où sont passés les seins nus et laïcs qui égayaient les étés de nos années '70 et '80 ???

mercredi 13 juillet 2016

TERMINUS POUR LE FRANCE EUROPE EXPRESS






"Le foot est mon sport préféré parce que c'est pas toujours le meilleur qui gagne" a dit dans sa jeunesse un vieux monsieur bedonnant aujourd'hui oublié de tous où presque, du nom de Michel Platini.
C'était bien vu... sauf quand ledit meilleur est français... et qu'il s'étale sur l'étal à morues du poissonnier portugais de Saint-Denis!

Pendant la déprime post désillusion finale de l'Euro, la vie continue, et j'écris donc ces lignes en guise de conclusion à ce beau mois de foot vécu en France, qui nous a globalement redonné le moral malgré tout...
Bravos à nos Bleus, et merci les gars!

Mais que cette défaite sera dure à digérer!
On parle toujours des poteaux carrés de Glasgow 40 ans après, mais on risque encore de causer en 2056 de ces maudites cages trop petites sur le tir de Gignac à la 92ème, pour le tir sur le poteau qui tue! (le 7ème pour la France sur l'ensemble du tournoi, record officiellement battu, on s'en serait bien passé!)
On ne réalisera pas la passe historique et vertigineuse de trois victoires sur les trois tournois que nous avons organisés dans la période contemporaine, et c'est bien dommage.
Mais quand on a six occasions en finale et qu'on ne marque pas, en général on finit par se faire punir.
Comme disait feu le grand Alfredo Di Stefano (voir Google) : "Les buts ne se méritent pas, ils se marquent".
Bien vu là aussi.
Il faut maintenant prendre exemple sur les allemands, qui ne font pas les pleureuses après les défaites et sont toujours là.
Grâce au niveau (inespéré au départ) atteint par cette équipe de France, si notre DD national réussit à en améliorer les points qui ont coincé dimanche, on sera encore dans la bagarre pour la victoire finale dans les années à  venir.
Le Portugal a pris sa revanche sur son Euro perdu contre la phalange grecque en 2004, nous pouvons le faire aussi.

Et en guise d'espoir, remember Basile Boli et l'OM : en '91 il pleurait; en '93 il riait...
Alors, RV à la CM 2018?

jeudi 9 juin 2016

LE MENTAL SERT AUSSI DANS LA VRAIE VIE !



L'Euro 2016 débute demain soir!
De ce côté du Rhin, on espère que la mythique phrase de Gary Lineker sur le foot qui se termine toujours par une victoire teutonne ne se vérifiera pas encore, deux ans après la coupe du monde brésilienne...
Mais pour battre des guerriers au mental d'airain (moins impressionnants dans leur genre que dans les années '70/'80 cependant), il ne faut pas avoir des nerfs en gorgonzola!

Le foot est une parabole de la vie, mais a contrario dans la vie tout est football!
Je ne suis pas du tout sportif (bien que j'adore le sport), mais je m'étais documenté sur des méthodes de préparation mentale dans le sport... pour essayer de les appliquer dans le vie quotidienne.
La recherche d'un emploi, par exemple, demande des ressources morales équivalentes à celles d'un sportif en compétition, pour se ressourcer et retrouver une motivation, se refixer des objectifs après un échec, ne pas se dévaloriser, ou encaisser la souffrance liée au chômage...
D'une manière générale, tout projet ardu peut se comparer d'une certaine manière à une compétition sportive.
J'ai aussi lu de nombreuses biographies de sportifs, certaines très intéressantes (Dan Millman (Le guerrier pacifique), André Agassi (Open)).
Mais celle qui m'a le plus apporté est celle de Yannick Noah (Secrets), notamment par son chapitre sur le "lâcher prise" : quand on a fait tout ce qu'il était possible de faire dans la préparation d'un événement, il faut accepter aussi que cela ne puisse pas marcher, car il arrivera ce qui doit arriver... Ce n'est pas du fatalisme, mais un moyen de ne pas trop se mettre la pression.

Comme j'adore écrire, j'ai synthétisé ce que j'ai appris dans mon fameux roman d'anticipation, Un mental de footballeur allemand, dans lequel Fabien Caramel, le personnage principal, tombe tellement bas qu'il accepte de tester une puce électronique censée lui apporter la volonté qu'il n'arrive pas à avoir par lui-même face aux épreuves de la vie.
Mais cela, vous le savez si vous avez déjà traîné sur ce blog...

Sur ce, que le meilleur gagne... surtout s'il porte le maillot frappé du coq! ;-)

vendredi 20 mai 2016

UN MENTAL DE FOOTBALLEUR ALLEMAND - L'eBOOK... et le book!



Juste avant l'Euro, sélectionnez ce roman certainement intéressant dans lequel la vie est une parabole du foot!

Un livre pour ceux qui, entre autre, s'intéressent au développement personnel.
Et écoutez-moi bien les mamans! le livre électronique est disponible à un prix à peine supérieur à celui d'un tour de manège pour vos bambins! Hé oui, car contrairement à ce que son titre laisse à penser, il s'adresse également à vous mesdames!
Vous trouverez ici ce roman d'anticipation qui vous fera rire jaune et donnera des reflets couleur rose fesse à votre liseuse :
 Un mental de footballeur allemand... l'ebook 
Le seul roman dont le "héros" se dit : "Quand j'étais seul, j'espérais qu'une femme vienne m'embêter, mais quand même pas à ce point..."

Et il existe bien sûr en version papier :
Un mental de footballeur allemand... le livre papier

lundi 25 avril 2016

PAUVRES PEPES, une nouvelle de Jamie CUMINDOR

Salut,

Vous trouverez ci-dessous une de mes nouvelles, publiée dans l'ouvrage "Le jour où le mur de Berlin n'est pas tombé, et tous ceux qui suivirent" (Editions Uchroniques, 2014).
Elle s'intitule "Pauvres pépés"...
Elle est courte, mais comme on dit toujours dans ces cas-là, c'est pas la taille qui compte!
Dans une nouvelle, l'important c'est la chute et comment on l'amène.
Comme quand il s'agit de faire tomber un mur...

Jamie



Pauvres pépés
ou
Une histoire parallèle au Mur

« Ha ! si ce putain de mur était tombé en 89... On en serait pas là maintenant à disputer le maigre gibier qui reste aux loups et aux chacals... » grommela notre doyen après avoir craché son noyau de pêche dans les flammes.

Les quatre chasseurs étaient de retour au campement avec les deux chiens. La plupart dʼentre nous se tourna vers eux.
« Pas grand-chose aujourd’hui... Quatre lapins et une demi-douzaine de pigeons. Même pas de quoi assurer le repas du soir, je sais...
— On a quand même eu un sanglier, mais il avait des tumeurs... On lʼa laissé aux hyènes qui nous tournaient autour... Bon appétit ! Quʼelles en crèvent, les salopes !
— On a aussi été coursé par une meute de loups. Il y en avait un de monstrueux... On lʼa dégommé, mais on a eu un mal fou à faire déguerpir les autres. Ils étaient affamés !
— Moi jʼai chopé deux grands lézards verts. On pourra toujours les rajouter à la soupe... »

Certains soirs autour du feu de camp, les quelques vieux restants parmi les survivants que nous sommes radotent encore et encore sur le fait qu’en 1989, le Mur et la paranoïa qui l’entourait auraient soi-disant été à deux doigts de tomber. Ils soutiennent même mordicus que les Russes auraient pu devenir nos partenaires plutôt que nous balancer la purée, que ça sʼest joué à peu de choses...
Pauvres pépés, ils ont perdu la boule... Même moi qui aime pourtant les bouquins de science-fiction – jʼen ai trouvé des tas qui nʼont pas cramé ! – , je pense que les radiations leur ont fondu les neurones...
Pour vous dire... Il y en a même un qui ajoute toujours, assis sur sa banquette de bagnole pourrave :
« Si cette extrémiste, cette Angela Nerkel ou jʼsais plus comment, n’avait pas tiré sur un vopo ce soir-là, il n’y aurait pas eu de bain de sang, et je suis sûr que les barrières se seraient levées... »

lundi 7 mars 2016

LA PHYSIQUE DES CATASTROPHES - Marisha PESSL





Je me lance de mémoire pour un mini post sur un bouquin lu il y a des années, mais qui me laisse toujours une formidable impression.

Je suis un gros roman qui traite notamment du monde universitaire et estudiantin américain.
Je suis bourré de références, de clins d'yeux, d'ironie, d'énergie, d'érudition, de digressions et d'imagination, à en donner parfois le tournis, mais c'est si bon...
Je mets en scène une ado nommée Bleue et son père, Gareth van Meer, prof de fac séduisant.
Je décris une certaine jeunesse dorée américaine.
Je me transforme en thriller quand une prof au prénom palindromesque (Hannah) avec qui l'héroïne a des accointances (en tout bien tout honneur!) est retrouvée pendue par le cou.
Je suis le premier roman d'une jeune femme manifestement prodigue de 27 ans, Marisha Pessl, qui exerce accessoirement la très peu drôle profession de consultante financière.
Je porte un très bon titre en français, qui devient carrément excellent en version originale (Special Topics in Calamity Physics).

Je suis... Je suis... Je suis...

Ha, ben tiens... Je suis indiqué dans le titre...
Bon, OK... Mais je tenais à faire de cet article un clin d’œil à l'ex-animateur d'un fameux jeu télé où l'on ne gagne ni argent ni cuisine équipée mais des encyclopédies, viré récemment du service public pour raison de trop grande ancienneté (euphémisme)...

Jamie

mercredi 13 janvier 2016

FLUKE - James HERBERT



Salut et bonne année!

A une époque où l'on trouve des écrans jusque dans les chiottes, avez-vous remarqué combien le livre est devenu une denrée qui ne vaut plus grand-chose? La loi de l'offre et de la demande...
Ainsi, on trouve des tonnes de livres bazardés dans les brocantes, voire laissés pour compte dans des lieux publics, attendant que quelqu'un veuille bien les adopter. On peut trouver cela triste.
Mais cela permet aussi de trouver parfois une pépite... gratuite, ce qui ne gâche rien!
Récemment, dans une petite gare, je suis ainsi tombé sur un excellent roman de '77, sorti en France en '92. Autant dire qu'il y a peu de chances qu'il soit encore sur le marché, sauf sur le grand marché intemporel du Net...

Ce roman, c'est Fluke, de James Herbert, du nom du "héros", un chien... Mais quand même, pas n'importe quel chien. Dans ses rêves, celui-ci se souvient par bribes qu'il a été un humain dans sa vie antérieure! Il avait même une femme et une enfant, et a été assassiné.
Ce bon Fluke, chien fou-fou et gaffeur, va peu à peu chercher à savoir qui il a été, et ira jusqu'à rechercher son assassin! Hé oui, la réincarnation c'est utile pour se venger!
Son périple, écrit de manière à toujours appâter le lecteur vers la page suivante, et assaisonné d'un humour grinçant, se dévore comme une bonne pâtée pour chien jusqu'à un final où Fluke va tomber sur un os...
Et moi, j'espère que ces quelques lignes vous mettront l'eau aux babines pour dévorer à l'occasion ce roman très original!

Jamie

PS  : Fluke signe de sa patte droite la pétition demandant le maintien sur France 3 de l'émission feel good "30 millions d'amis" qu'une certaine directrice des programmes qui arrive se croit obligée de flinguer car elle a atteint 40 ans (l'émission) !!  Ouaf!
http://www.30millionsdamis.fr/jagis/signer-la-petition/je-signe/29-contre-la-suppression-de-lemission-30-millions-damis/

PS 2 :  je pense que cette personne n'aimerait pas ce roman.

mercredi 25 novembre 2015

SONG FOR PARIS

PARIS EN COLÈRE - MIREILLE MATHIEU




Que l'on touche à la liberté
Et Paris se met en colère
Et Paris commence à gronder
Et le lendemain, c'est la guerre.
Paris se réveille
Et il ouvre ses prisons
Paris a la fièvre :
Il la soigne à sa façon.
Il faut voir les pavés sauter
Quand Paris se met en colère
Faut les voir, ces fusils rouillés
Qui clignent de l'œil aux fenêtres
Sur les barricades
Qui jaillissent dans les rues
Chacun sa grenade
Son couteau ou ses mains nues.

La vie, la mort ne comptent plus
On a gagné on a perdu
Mais on pourra se présenter là-haut
Une fleur au chapeau.

On veut être libres
A n'importe quel prix
On veut vivre, vivre, vivre
Vivre libre à Paris.

Attention, ça va toujours loin
Quand Paris se met en colère
Quand Paris sonne le tocsin
Ça s'entend au bout de la terre
Et le monde tremble
Quand Paris est en danger
Et le monde chante
Quand Paris s'est libéré.
C'est la fête à la liberté
Et Paris n'est plus en colère
Et Paris peut aller danser
Il a retrouvé la lumière.
Après la tempête
Après la peur et le froid
Paris est en fête
Et Paris pleure de joie.

mardi 27 octobre 2015

NEUROMANCIEN - William GIBSON



J'ai acheté récemment à une foire aux livres le roman Neuromancien, car je savais que c'est dans cet ouvrage paru en 1984 qu'apparaît pour la première fois le terme « cyberespace », et qu'il constitue par là-même le roman fondateur du courant cyberpunk, genre dont je ne suis pas fan en littérature, mais qui a donné des chefs-d'œuvre à l'écran, comme le manga Ghost in the shell, et surtout Matrix.
Il est vrai que les images de synthèse se prêtent particulièrement bien à la représentation d'un univers informatique romancé... Bref, sur le fond, la lecture de Neuromancien ne m'a pas déçue d'un point de vue « historien de la SF ». On y retrouve tous les éléments qui seront repris dans Matrix, mais qui surtout constituent la trame de notre ère du silicium : l'internet omniprésent, appelé avec clairvoyance « la matrice », les hackers qui se la sont appropriée, ainsi que le pouvoir globalisé des multinationales, soit un roman glauque comme l'année 2015, au léger détail du jihad près, et aux antipodes du 2015 imaginé dans Retour vers le futur.
Mon seul bémol sur ce bouquin, mais il est quand même énorme : je n'ai jamais réussi à entrer dans ce roman! Il a fallu que je m'accroche pour aller jusqu'au bout de ses 300 pages, que je rive mon esprit à ses lignes pour l'empêcher de divaguer constamment...
Je déteste abandonner une lecture en cours de route, mais là j'ai vraiment dû prendre sur moi tant j'ai trouvé le style imbitable!
J'étais pourtant conscient qu'il s'agit d'un roman de référence, récompensé par les plus grands prix du genre, et je mesurais sa complexité. Mais rien à faire, impossible pour moi de plonger dans cet univers, d'arriver à me le représenter vraiment. C'était tout sauf du plaisir!
J'en étais arrivé à la conclusion que ce sont là les premiers signes du vieillissement, que mes pauvres neurones ne sont plus capables de laisser passer du haut débit, et qu'ils seront bientôt juste bon à digérer des perfusions de bonnes bouillies littéraires made in France...
Et puis soudain, lors d'un tour sur Babelio, le soulagement! La lecture d'avis d'internautes sur ce roman a effacé mes doutes. Nombre de lecteurs ont éprouvé les pires difficultés à la lecture de ce roman, peu propice à la libération de leur imaginaire; certains l'ont même abandonné, bien que conscient de ses qualités visionnaires, voire prophétiques. Ouf!
Peut-être qu'il mériterait une seconde lecture pour être apprécié à sa juste valeur. Mais là, je jette l'éponge! J'ai déjà donné! Sus à l'Equipe!


jeudi 28 mai 2015

PURGATOIRE DES INNOCENTS - Karine GIEBEL



Bien que cela fasse ringard de dire cela à notre époque, j'avoue que je ne suis pas du tout un fan de thriller... Oui je sais, c'est énorme!
Ce genre me donne l'impression d'être produit à la chaine par des auteurs qui ont juste trouvé la bonne recette, dont le serial killer de service et les centilitres de frissons malsains, pour servir toujours la même soupe dont les briques s'empileront ensuite dans les supermarchés...
Dernièrement, un pote a insisté pour me faire lire "Purgatoire des innocents", de la varoise Karine Giébel. Je l'ai donc ouvert en me disant "Plus vite ce sera commencé, plus vite ce sera fini..."

Cette histoire commence par un banal braquage dans une bijouterie; un braquage qui tourne mal, évidemment... Cavale... La bande des quatre braqueurs seulement cimentée par l'amour fraternel de deux de ses membres se réfugie dans une maison en pleine cambrousse, prenant par là-même en otage son occupante, une fragile et docile vétérinaire...
Mais ce que ne savent pas les quatre malfrats, c'est qu'ils ont mis les pieds dans la maison du diable, le purgatoire du titre étant ici un euphémisme...
En compagnie de malheureuses guest stars, les personnages vont vivre une descente à un enfer situé au niveau - 20, avec arrêt à chaque sous-sol pour une surenchère continue dans l'horreur...
Mon pote m'avait dit : "Tu verras, on croit que ça va s'arrêter, mais c'est chaque fois pire!"
C'est exactement cela. On est scotché par le déluge de Mal qui s'abat tour à tour sur les victimes de l'ogre habitant les lieux, qui réussit l'exploit de faire passer ces malfrats endurcis pour des suppôts du Bien!

A chaque page terminée, on se retrouve déjà en manque de la suivante.
Le style hyper-épuré contribue sans doute aussi à rendre réaliste et addictif ce récit pourtant très souvent écœurant.
Bref, une bonne surprise pour moi, dans un genre qui ne m'attire pourtant guère à la base...
Mais comme on dit : "Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis..." ;-)

vendredi 13 mars 2015

22/11/63 - STEPHEN KING



Si vous ne deviez lire qu'un seul bouquin cette année, autant qu'il soit bon et long!
Si ce n'est encore fait, je vous suggère (fortement!) de choisir 22/11/63, de Stephen King. Avec cet ouvrage, on peut vraiment dire que c'est le retour du Roi!
Car après plusieurs romans moyens - donc en dessous de son niveau - depuis que nous sommes entrés dans le nouveau siècle (dans le genre, Roadmaster était une purge mémorable de 500 pages, c'est mon avis de puriste), il signe un éclatant roman de 1000 pages, écrit comme d'habitude en un temps record vu l'engin et sa perfection (2 ans) - ce qui me sidère toujours - et qui se boit comme un punch bien frais à un pot de départ en retraite...
C'est une histoire de voyage dans le temps emplie d'humanisme et de nostalgie, avec un héros - le mot n'est ici pas galvaudé - qui risque tout, y compris de perdre l'Amour, pour une destinée de taille : empêcher l'assassinat de Kennedy!
Comment (re)écrire l'Histoire en sachant quel sort funeste attend JFK le vendredi 22 novembre 1963 à Dallas un peu avant l'heure de l'apéro?
Tout en sirotant l'incomparable maestria littéraire du Maître, je vous invite, disons à partir de la moitié de l'ouvrage, à faire l'effort d'en imaginer la fin... Va-t-il réussir à le sauver ou pas? Au fur et à mesure que les évènements se déroulent et que l'on s'imprègne du récit, il n'y a il me semble pas d'autre logique que celle choisie par SK pour liquider au mieux cette histoire.
Une nuit d'insomnie, alors que ma lecture n'en était qu'aux deux tiers, un dénouement m'est apparu dans les grandes lignes. Et ce que j'avais imaginé me fût plus ou moins confirmé à la fin. Ma minute de fierté!!
Si ce roman s'était conclu différemment, je me serais alors bien vu écrire modestement une nouvelle utilisant comme chute ma révélation de cette nuit-là...
Sur ce, bonne lecture! ;-)
Jamie

PS : J'oubliais : les aficionados noteront un clin d’œil  sympathique de l'auteur : la rencontre en 1958 du personnage principal, Jake Epping, avec deux des gamins qui affrontèrent (ou plutôt ici qui vont bientôt affronter) "ça", le clown maléfique.
Il s'agit de Beverly et Richie, en pleine séance de danse dans les friches de Derry, et pour le moment en pleine insouciance. Jake va même donner une leçon de danse à la belle rousse.
Pour que ce cross-over soit complet, Jake va croiser lui aussi cette incarnation du Mal...
Je me promets de relire un jour ce chef d’œuvre confrontant le monde de l'enfance et celui de l'horreur.

samedi 10 janvier 2015

JE SUIS CHARLIE



Ils ont cru qu'ils pouvaient te faire taire.
Ils ont fait connaitre de toute la Terre.
Tu es Charlie et tu vas renaître de tes cendres.
Tandis que eux se sont juste fait descendre.


Nous sommes Charlie. Nous sommes l'Humain.

vendredi 26 septembre 2014

LES POLARS MARSEILLAIS DE MAURICE GOUIRAN



Je ne suis pas spécialement un amateur de polars, mais j'avoue que quand ils sont ancrés dans une réalité historique, là çà me plait! Et à ce titre, pour moi, la trilogie Underworld USA de James Ellroy est Le sommet du genre.

A un niveau plus local, j'ai découvert depuis quelques années une perle incluse dans le genre "polar marseillais"... Je ne parle pas là des romans de Jean-Claude Izzo, dont tout le monde a au moins entendu parlé, mais de ceux, plus méconnus, de Maurice Gouiran.
Certains ont pour personnage principal Clovis Narigou, un gars cool vivant dans les collines de derrière l'Estaque.
Les quatre romans de cet auteur que j'ai lu m'ont accroché, voire parfois scotché. Il s'agit de :

Sous les pavés la rage, qui fait se télescoper dans un village des Bouches-du-Rhône les événements de mai '68 avec les cicatrices de "l'épuration" de 1945... cette charmante époque où les femmes soupçonnées d'avoir forniqué avec l'ennemi furent tondues comme des brebis galeuses par des pseudo-résistants d'après la bataille...

Marseille, la ville où est mort Kennedy, reprend la théorie selon laquelle JFK aurait été assassiné par la mafia marseillaise. Celle-ci était alors au faîte de sa puissance, grâce notamment à la French Connection, qui permit par ailleurs à la France de combler son déficit commercial d'avec les Etats-Unis...
Curieusement, pour Ellroy, l'un des tueurs du président américain est un corse...

Franco est mort jeudi, dans lequel Manu, loser marseillais typique et descendant de réfugiés républicains, retourne sur les terres de ses ancêtres espagnols lors de la découverte de charniers datant de la guerre civile. Mais le passé franquiste est toujours présent dans les esprits... Accessoirement, on apprend que Staline Joseph, qui soutint pourtant militairement les Républicains, en envoya quantité aux oubliettes dans un goulag d'Asie centrale répondant à l'exotique nom de Karaganda quand la guerre fut perdue, de peur que leurs idées progressistes ne déteignent dans son URSS chérie...

L'arménienne aux yeux d'or, enfin, où le descendant marseillais d'un rescapé du génocide arménien perpétré en 1915 par la Turquie se retrouve poursuivi par la mafia turque, justement, qui compte bien récupérer un précieux poignard volé par son aïeul dans le palais de Topkapi, à Istanbul, le jour où cet enfer débuta...
En parallèle de ces tribulations, nous découvrons un autre trésor, bien plus précieux encore : le témoignage écrit par son ancêtre, relatant au jour le jour sa fuite du pays de l'horreur...

Par le biais de fictions mettant en scène les descendants des vagues d'immigrés qui ont fait Marseille, Maurice Gouiran, dont je me garde sous le coude d'autres romans, réveille les brûlures de l'Histoire d'un vingtième siècle qui fut peu avare en la matière...
Ceci dit, mais c'est une autre histoire, il faut bien reconnaître que le vingt-et-unième débute sur des bases élevées...

vendredi 29 août 2014

UN HOMME DE TEMPÉRAMENT - David LODGE




La biographie par David Lodge, l'un de mes auteurs préférés, du père de la science-fiction moderne, Herbert George Wells, relatant sa vie d'éternel coureur de jupons et mise en exergue par une excellente couverture, ne pouvait qu'exciter ma curiosité...

L'aura immense de cet écrivain, paraît-il le plus connu au monde dans les années '20, son goût prononcé pour les (jeunes) femmes, son épouse peu alléchée par la chose mais néanmoins très compréhensive, ses scrupules minimalistes et un don remarquable pour dirait-on aujourd'hui chercher les emmerdes, fait que ça tombait comme à Gravelotte... Une vraie rock-star, le père Wells!
Il les lui fallait toutes, et elles ne demandaient que ça! - y compris les hystériques - surtout si elles avaient des velléités d'écriture...
Et le voyeur de lecteur, lui, se régale!
Je vous rassure (?), cette vie romancée se lit sans accord parental...

Mais ce qui est encore plus intéressant ici, ce sont les nombreuses parties consacrées à la création littéraire, ou comment Wells recyclait perpétuellement son vécu mouvementé pour alimenter sa production.
On peut retenir pêle-mêle, ET LA NOTEZ BIEN, VOUS QUI RÊVEZ DE PONDRE UN JOUR UNE OEUVRE DE NIVEAU MONDIAL!, que pour créer des personnages et une histoire consistants, il faut :

  • Retranscrire l'intégralité de la personnalité prise comme modèle, et pas seulement une partie (même si vous craignez que la personne en question se reconnaisse), sinon le résultat sera bancal. 
  • Inverser ou modifier les détails autant que possible, pour que ça ne se voit pas trop quand même...
  • Etonner, provoquer, estomaquer le lecteur, sinon ça ne sert à rien d'écrire.
  • Au pire, allumer un contre-feu bien-pensant dans votre ouvrage suivant si vous avez grillé votre réputation précédemment...
  • Etre curieux, lire, alimenter sa culture.
  • Et surtout, ne jamais oublier l'essentiel : un roman doit raconter une histoire. Si vous vous contentez d'aligner des phrases creuses, aussi sophistiquées soient-elles, mais qui au final tournent en rond, cela porte un nom : enculage de mouches en voulant se la péter!! cf la querelle qui opposa Wells à Henry James, "grand écrivain" tombé aux oubliettes, à qui Wells avait fini par dire ses quatre vérités quant à son écriture, ce qui le fâcha définitivement (normal, il n'y a que la vérité qui...). 
D'un point de vue littéraire, Wells donna le maximum de sa puissance avant 1900, soit autour de la trentaine.
C'est là qu'il écrivit ses visionnaires Guerre des mondes et Machine à explorer le temps, ainsi que dans une moindre mesure L'île du docteur Moreau et L'homme invisible, c'est-à-dire les œuvres qui l'ont fait passer à la postérité. 
Il a publié des dizaines d'autres romans et essais par la suite, presque jusqu'à sa mort, mais semble s'être noyé dans des histoires vantant l'amour libre (qui prêchaient donc pour sa paroisse...) ou des écrits sociaux, oubliant manifestement que ce qui le rendait unique étaient ses talents prophétiques et son imagination : Il y a trente ou quarante ans (avant la 2ème GM), il avait décrit la destruction massive des grandes villes, les foules de réfugiés pris de panique engorgeant les routes, l'effondrement de l'ordre public et la plongée dans la barbarie, qui sont le spectacle que l'Europe présente aujourd'hui.

Cette biographie de David Lodge comporte d'agréables auto-interviews (mais oui!) d'HG (pour les intimes), mais aussi de longs chapitres relatant son adhésion à la Société Fabienne, club d'idées certes progressiste, mais néanmoins assez ennuyeux...
Enfin, je terminerai en disant que HG Wells a malheureusement vécu assez vieux (jusqu'en 1946) pour voir la réalisation de ses visions les plus noires - y comprit la bombe A - et finit sa vie en ayant perdu foi en l'Homme... 

samedi 19 juillet 2014

ET A LA FIN, C'EST QUI QUI GAGNE, HEING ?




A la manière d'un hit des années '80, la mythique phrase de Gary Lineker est à nouveau le tube de notre été, cette fois remixée par le brésilien Jean NEYMAR! J'en ai marre d'avoir toujours raison...
Hé oui, depuis près d'un an et demi que ce blog existe pour faire connaître l'œuvre de ma vie, j'ai nommé "Un mental de footballeur allemand" (roman avec juste une noisette de foot dedans, pas plus, et qui plait même aux ménagères de plus de 50 ans!), je ne cesse de vous le dire : le footeux d'outre-Rhin s'est réveillé, prêt à reprendre sa domination sur la planète ballon.
La finale allemano-allemande de la Ligue des Champions 2013 n'était qu'une assiette de bretzels pour la mise en bouche... Nous avons maintenant attaqué le plat de résistance : la choucroute garnie du chef! Et vous allez encore en bouffer, croyez-moi!

D'un bout à l'autre de la CM brésilienne, et malgré quelques petits moments de flottement, la Mannschaft a dominé son sujet avec en point d'orgue cet hallucinant 7-1 infligé à l'autre (?) pays du football, le Brésil.
4 buts en 6 minutes, ça rentrait vraiment comme papa dans maman!  Une véritable catastrophe industrielle dont les effets se feront sans doute sentir là-bas des années durant... Un cauchemar éveillé comme dans le Brazil de Terry Gilliams... Et comble de l'ironie, les allemands portaient ce soir-là le maillot de Flamengo, l'un des plus grands clubs brésiliens!

Malgré cette bastonnade en demi, la finale contre les guerriers argentins fut indécise jusqu'au bout de la nuit (européenne).
Mais à la fin... un but du juvénile Götze évita l'aberration d'une finale de Coupe du Monde conclue aux tirs aux buts, et surtout apporta une quatrième étoile sur le capot de la Mercedes avec la plaque "D".
Et effet collatéral de ce but, mon roman est pile-poil d'actualité pour les 4 ans à venir!
Quant à moi, je pense être le seul fan de foot à avoir suivi la première mi-temps de ce match en épluchant un plein saladier d'oignons en vue de la pissaladière du lendemain... tout en portant des lunettes de chantier en guise de protection pour mes yeux... Don't cry for me, Argentina... ;-) 

Quant à nos Bleus, ils ont effectué une bonne campagne de relations publiques qui a fait oublier qu'ils étaient considérés comme des lascars il y a peu encore...
Mais néanmoins, ils auraient surement pu mieux faire avec un zeste de... rigueur allemande en plus!
Rendez-vous en 2016 en France? Tope-là! ;-)

jeudi 3 juillet 2014

DONALD BANLIEUSARD




Il y a une quinzaine d'années, j'avais fais la grosse connerie de filer les 2 premiers exemplaires de SUPER PICSOU GEANT (datés de 1977!) que je possédais au gamin d'un voisin d'alors.
Ces deux numéros sont maintenant largement collector pour les amateurs, et je n'ose pas voir combien ils sont cotés sur internet...
De plus, sentimentalement, le N° 2 de SUPER PICSOU GEANT contenait une histoire que je n'ai jamais oubliée : Donald banlieusard, dans lequel celui-ci affronte mille péripéties pour arriver à l'heure à son travail, situé à 80 km de là, à la grande ville dont il tire son nom, Donaldville (jusqu'à hier, j'ai toujours cru que c'était l'inverse...).

Or, il y a quelques semaines, en tuant quelques dizaines de minutes d'attente à un point-presse dans une gare, je suis tombé sur deux recueils d'histoires du canard, intitulés LES TRESORS DE DONALD... et j'ai eu un pressentiment! J'ai feuilleté le n°1, puis le n°2, et là j'ai retrouvé... Donald banlieusard!
Cette histoire me tient d'autant plus à cœur que depuis quelques années, j'en suis un, de banlieusard... même si ce terme est quelque peu devenu inusité.
J'ai donc acheté cette BD fissa, quoi qu'un peu gêné... et je me suis ensuite délecté sans honte de cette histoire censément destinée aux enfants.

Quelle clairvoyance dans ce récit ferrovière... On sent presque que c'est du vécu... Car d'un banlieusard américain des années '70 à celui d'aujourd'hui en France, la problématique est la même : vous pouvez faire le maximum pour arriver à l'heure à la gare, si le train est en retard, cela ne sert à rien...
J'ai le souvenir énervant d'un train du matin refermant ses portes sous mon nez et sous la pluie, tandis que le suivant... était supprimé! Une autre fois, ce fut le train de 20 heures qui, très en retard mais enfin parti, s'arrêta à la gare suivante pour... laisser passer trois trains! qui du coup furent à l'heure, eux! :-( J'ai vu un train s'arrêter trop tard et rater le quai... Et un autre faire... marche-arrière jusqu'à la gare précédente, à cause d'un "accident de personne", comme on dit pudiquement, qui interdisait l'entrée dans la gare suivante...
TER PACA : tout peut (vous) arriver!
C'est une vie avec un chrono dans la tête en permanence, où l'on se déplace "en numérique" au gré des parcours en train, par opposition à des déplacements "analogiques" en voiture où l'on sait quand on part et quand on va arriver (normalement)...
Une vie métro-boulot-dodo, mais qui laisse aussi des plages de lecture et d'écriture... D'ailleurs, de toutes ces anecdotes je pourrais persque en faire un roman! ;-)

Et après 10 jours de grève de la SNCF, où j'ai vu des trains filer sans crier... gare, et d'autres accuser jusqu'à une heure de retard, retour à la normale du trafic : ce matin un train en retard, et le suivant supprimé... Normal je vous dis... Ainsi va la vie de Jamie banlieusard...
Mais un Jamie ressourcé de s'être ainsi replongé dans son enfance grâce à Donald!
Et depuis cette redécouverte, je m'y suis même remis à fond!
Pour ceux que ça intéresse, je ne peux que conseiller La jeunesse de Picsou par Don Rosa, travail énorme et érudit dans lequel cet auteur imagine toutes les aventures citées en quelques mots par Picsou dans les récits de son créateur Carl Barks, ainsi que les histoires déjantées et au trait ultra-nerveux qui sont l'œuvre du grand dessinateur italien Giorgio Cavazzano.

Et pour la bonne bouche, le Manuel des Castors Juniors, dont j'ai encore les trois premiers volumes, édition originale, et ceux-la je me les garde!!

mardi 27 mai 2014

ARTISAN DU LIVRE



Si vous ne savez pas quoi lire lorsque vos doigts de pieds seront en position "éventail" cet été, et puisque l'on n'est jamais mieux servi que par soi-même, je vous propose de prendre un risque dingue voire insensé, et d'oser commander mon fameux roman certainement intéressant : "Un mental de footballeur allemand"!
Tranquillement, il poursuit son petit bonhomme de chemin parallèle, loin des bouquins en tête de gondole dans les supermarchés MAMMOUTH... (quoi que je l'avoue, je ne cracherais pas sur une tête de gondole...)
N'empêche, le constat est là : plus j'en parle et plus j'en vends... Etonnant, non? Peut-être parce qu'il s'agit d'un livre artisanal qui n'a rien à voir avec lesdits bouquins en TDG, justement...?
Personne ne m'a dit : "Tu sais coco, c'est pas mal, mais si tu évitais de parler de ceci ou de cela, ce serait mieux..." Au contraire, comme je me disais que si ça se trouve il ne serait jamais diffusé, je me suis fait plaisir, je dirais même que je me suis lâché. Résultat : comme on dit pudiquement, il est destiné à "un public averti".
Dans l'absolu, faudrait que j'en ai toujours un exemplaire avec moi, sous le coude (même si c'est pas facile à transporter ainsi), au cas où...
Mais le plus important, c'est que j'entends des commentaires éminemment sympathiques de la part de ceux qui l'ont lu :
Mon préféré : "On quitte les personnages à regret", corroboré par "Les personnages sont attachants"; mais aussi : "J'ai failli rater ma station de métro en le lisant". Et le très sympa "Inattendu, et prenant jusqu'à la dernière page".
Ma modestie souffre fortement d'avoir entendu : "C'est écrit avec panache!" et sa variante : "Une belle plume". J'aime bien aussi : "Mon mari m'entend rire toute seule"; moi qui ai toujours aimé faire rire les filles, je me régale! ;-)
En contrepartie, par deux fois on m'a dit qu'il gagnerait à être raccourci. J'ai répondu que si cela devait se faire, ce serait quelqu'un d'autre qui se chargerait de l'élagage, car moi j'aurais l'impression de m'amputer d'un doigt... J'ai tellement aimé peaufiner chaque page...
Enfin, j'ai également entendu : "J'ai éteint le match de foot pour lire le chapitre suivant..." Chiche que t'es pas cap' de refaire ça pour la finale de la Coupe du Monde! ;-)
Et maintenant on me demande : "C'est pour quand la suite?". Hé bien, je prends des notes de-ci, de-là, et on verra bien comment cela fermentera....
Ajouté à mon passage au dernier Salon du Livre de Paris pour la présentation du recueil (magnifiquement illustré) "Le jour où le mur de Berlin n'est pas tombé..." (Editions Les Uchroniques), auquel j'ai modestement contribué par ma nouvelle "Pauvres pépés", ce printemps se passe bien pour Jamie... pardon, pour moi!
Et bientôt, c'est la Coupe du Monde, la vraie, pas celle que je décris succinctement pour 2028... Mais là aussi, la réalité dépasse souvent la fiction, et la CM au Qatar, je n'aurais jamais cru qu'elle puisse exister ailleurs que dans un roman d'anticipation...

mardi 22 avril 2014

MAUDIT KARMA - David SAFIER



Pour reposer votre cerveau mis à mal par le stress de la vie moderne, je vous suggère la lecture d'un livre léger et sympa, mais néanmoins intelligent quand même, qui ajoutera quelques gouttes de métaphysique à votre quotidien...
Alors que Kim Lange, une animatrice star de la télé allemande, égoïste et sans scrupule, vient de tromper son mari avec un  animateur star de la télé allemande, elle périt bêtement lorsque son crâne entre en contact avec le lavabo incandescent d'une vieille station station spatiale russe pas entièrement désintégrée par sa retombée dans l'atmosphère.
Quelle n'est évidemment sa surprise de se réveiller dans le corps d'une... fourmi! 
Mais le pire reste à venir : de ses yeux d'insectes, elle voit son ex-meilleure amie prendre illico sa place auprès de son mari et de sa fille de cinq ans!
Si elle veut avoir une chance de faire déguerpir cette intruse, jalousie féminine post-mortem oblige, elle va devoir au plus vite remonter l'échelle des réincarnations, tout en réussissant paradoxalement à accumuler un maximum de bon karma, comme d'autres accumulent des points sur leur carte MAMMOUTH...
Entre deux rencontres avec Bouddha itself, elle pourra cependant compter tout au long de ses diverses vies sur l'aide apportée par les réincarnations de... Casanova lui-même, qui conserve malgré tout intacte sa libido à la vue d'une belle humaine... en l'occurrence la fameuse rivale...
Ce petit roman, simple en apparence, possède pourtant un humour terrible, et fera réfléchir sur ce qui compte vraiment en ce bas-monde... (j'ai pas dit la saison III de Game of Thrones!)
Bref, une bonne surprise avec, ce qui ne gâche rien, une excellente illustration de couverture...
A mon goût, mais là c'est vraiment personnel, il ne lui manque qu'un zeste de trash (qui s'accorderait bien avec le thème des morts successives) pour être au top! ;-)

jeudi 13 mars 2014

Le jour où le mur de Berlin n'est pas tombé...


...et tous ceux qui suivirent.

Ce recueil de nouvelles, d'illustrations et autres supports encore qui sortira le 18 mars prochain est l'aboutissement d'un concours lancé par le Master Edition de la Sorbonne sur le même thème-titre.
Il s'agit donc d'une uchronie, qui m'a plutôt bien inspiré,  puisque ma nouvelle "Pauvres pépés" a été sélectionnée, et participe donc à cet ouvrage, visible sur le site : http://lesuchroniques.fr/
J'ai hâte de voir les autres contributions!

On m'a fait remarquer qu'après "Un mental de footballeur allemand", j'écris encore de la SF... Je n'y peux rien,  j'ai trop d'imagination pour me cantonner uniquement à la réalité,  c'est comme ça!
Cette publication me permet aussi d'être invité à l'inauguration du Salon du Livre à Paris la semaine prochaine. Une expérience qui s'annonce passionnante pour l'accro de (bons!) livres que je suis!

Et en guise de conclusion, sur le thème de l'uchronie, je ne peux que conseiller à nouveau à ceux qui ne le connaissent pas de lire le chef-d'oeuvre du genre selon moi : Le maître du haut château, de Philip K. Dick (cf mon post du 08/09/13 pour rappel de son pitch d'enfer).

Au fait, on en trouve même un bout (du Mur) à Marseille... Ne me demandez pas ce qu'il fout au MUCEM (musée des civilisations méditerranéennes), j'en sais rien...
N'empêche... rien que ce simple morceau est impressionnant et émouvant à la fois...


mardi 11 février 2014

TOTAL WAR ROME : DETRUIRE CARTHAGE - David GIBBINS




J'avoue que lorsque le Père Noël a posé dans mes mules trouées ce roman tiré d'un jeu vidéo, j'ai été dubitatif... Aïe! Aïe! Aïe! Cela sentait fortement le genre de cadeau à recycler au plus vite en l'offrant à un ado de la famille (par alliance)...

Même si depuis Gladiator je me réintéresse - comme quand j'étais gamin - à l'antiquité, époque fascinante par son mélange de raffinement et de cruauté, je me demandais comment on pouvait "adapter" un jeu vidéo en roman...
Et quant à Carthage, je n'en savais guère plus sur son compte que la phrase célèbre de Caton, "Delenda est Carthago", seul souvenir ou presque de mes cours de latin du collège.

Mélange de personnes historiques et fictifs, ce roman retrace sur plus de vingt ans, de la bataille de Pydna (Macédoine) en - 168, à cette destruction éponyme en - 146, l'inexorable ascension de Scipion Emilien, petit-fils adoptif du grand Scipion - l'Africain -, et dont la destinée obsessionnelle, comme celle d'un Georges W. Bush envahissant l'Irak lors de la Guerre du Golf II deux millénaires plus tard pour terminer le travail de Papa, est de raser Carthage, épargnée par son illustre aïeul quelques cinquante ans plus tôt, ce qui constituera la Guerre Punique III, début de la total war qui entraînera la professionnalisation des légions romaines et conduira à la naissance de l'Empire Romain un siècle plus tard, ouf! vous pouvez reprendre votre souffle..
Certains rêvent de devenir acteurs, lui rêvait de détruire Carthage, c'est la vie...

Il est entouré durant toutes ces années de Fabius, son ami et garde du corps, de Polybe, son mentor grec, de Ennius, son copain de promo bricoleur inventeur du génie militaire avec ses fabri, et conserve dans son cœur  une place pour Julia, son grand amour contrarié.

Détruire Carthage est une superbe interprétation du IIème siècle avant JC, époque obscure connue seulement grâce aux écrits de quelques auteurs antiques, Plutarque et Appien notamment.
Il fallait tout le savoir-faire de l'auteur, David Gibbins, professeur d'histoire et d'archéologie à Cambridge, auteur de plusieurs livres historiques, que l'on qualifierait d'érudit si ce mot n'était pas désuet, mais pas de rat de bibliothèque pour autant, puisqu'il pratique la plongée et a dirigé les fouilles sous-marines du port antique de Carthage. Il a ainsi pu donner vie à cette époque civilisée et sauvage avec cette histoire, très documentée sur l'armement, la stratégie et la vie politique de l'époque, et qui se dévore comme un (bon) roman!

J'avoue que certains passages particulièrement gores, mais sans doute "normaux" pour l'époque, m'ont quand même impressionné... Allergiques aux crucifixions, arrachages d'yeux, écartelages, mises à mort d'esclave "pour l'entraînement", sacrifices d'enfant par le feu, esclaves jetés aux lions affamés et autres découpages de chairs vives, prenez garde!!

Moi qui aime les digressions, je ne peux m'empêcher de faire le rapprochement avec ce superbe bouquin de science-fiction des années cinquante, La patrouille du temps de Poul Anderson, dans lequel, dans l'une des histoires, l'auteur imagine l'assassinat du grand Scipion par deux gredins venus du futur. Suite à la prédominance engendrée de Carthage sur Rome, la conséquence en est une modification de notre présent, devenu une époque semi-moyenâgeuse car non cadrée par l'écrit et le droit romain. Une uchronie, donc... 
Il faudra l'action de deux patrouilleurs temporels en transit dans l'espace-temps au moment de ce point de bifurcation de l'Histoire pour que le continuum que nous connaissons reprenne son cours...

Heureusement... car sinon le petit-fils Scipion ne serait pas entré dans la postérité... et surtout, les jeux vidéo n'existeraient pas!